Giovanni Giacometti, le père, est né en 1868 et mort en 1933.

Alberto Giacometti, le fils aîné, est né en 1901 et décédé en 1966

Le plus jeune des deux fils, Diego Giacometti, est né en 1902 et mort en 1985.

Vivre de son art à son vivant...

Le père Giacometti, Giovanni, a été un des artistes suisses les plus célèbres du début du 20ème siècle, aussi connu que Ferdinand Hodler ou Cuno Amiet.

Giovanni Giacometti, fait assez rare, a pu vivre de son art jusqu’à sa mort en 1933, malgré son lieu de travail assez éloigné des grands centres d’art d’Europe, caché dans un petit village des montagnes des Grisons.

Les oeuvres des artistes Giacometti s’échangent aujourd’hui à des millions de francs.

Ci-après des photos de l’exposition avec quelques oeuvres de la famille Giacometti, père et fils.

La famille Giacometti au complet

Giovanni Giacometti et sa femme

Diego Giacometti

Giovanni Giacometti. Bâteau à Marseille. Aquarelle.

Giovanni Giacometti. Lac Majeure. Aquarelle.

Giovanni Giacometti. Autoportrait sur fond jaune. 1904. Huile sur toile.

Giovanni Giacometti. Bregaglia, montagnes mauves. Aquarelle.

Giovanni Giacometti. Maloja en hiver ou Schnee in Capolago. 1931. Huile sur toile.

Giovanni Giacometti. Etude bûcherons ou accident en hiver. 1931. Huile sur toile.

Giovanni Giacometti. Cour avec artisan. 1993. Huile sur toile.

Giovanni Giacometti. Ottilia à Minusio. 1929. Huile sur toile.

Alberto Giacometti. Portrait de Jacques Dupin 1958-1960. Huile sur toile.

Giovanni Giacometti. Glacier du Forno. Aquarelle.

Giovanni Giacometti. Les casseurs de glace. Aquarelle. Vers 1924.

Giovanni Giacometti. Annetta. 1910-1912. Huile sur toile.

Giovanni Giacometti. Maisons à Coltura. 1889-1891. Huile sur toile.

Giovanni Giacometti. Stampa en hiver. 1891.

Huile sur toile.

Alberto Giacometti. Mère et fille. 1935. Bronze

Diego Giacometti. Lionne. 1935-1937. Bronze

Alberto Giacometti. Petit homme accroupi. 1926. Bronze

Diego Giacometti. Chaise. Modèle Fondation Maeght. 1963.  Bronze.

Diego Giacometti. Ottilia. 1932-1934. Huile sur toile.

Giovanni Giacometti. Jardin à Stampa. 1932. Huile sur toile.

Alberto Giacometti. Tête du père. 1927. Bronze.

Alberto Giacometti. Tête du père. 1927. Granit.

Alberto Giacometti. Buste de femme (Diane Bataille).

1980. Bronze à la cire perdue.

Giovanni, le père, est né le 7 mars 1868 à Stampa (Val Bregaglia), d’un père aubergiste et boulanger, qui était aussi large d’esprit qu l’on peut être. C’est ce qui a permis à ce fils de famille montagnarde d’entreprendre des études et une brillante carrière artistique. D’abord à Munich, ensuite à Paris, il s’inspire de divers courants artistiques, avant de devenir définitivement un représentant du néo-impressionnisme Suisse.

C’est en 1891 que Giovanni réalise sa première exposition, qui se déroule à l’Hôtel Kursaal de Maloja. La dernière où il est présent est Zurich, en mars-avril 1933. Entre ces deux dates, plus de deux cent trente présentations de ses oeuvres ont lieu et, jusqu’en 1997, plus de quatre cents. En 2009, deux grandes rétrospectives sont mises sur pied. Le peintre s’éteint le 25 juin 1933 à Glion.

Alberto est sans consteste le plus connu des membres de cette famille d’illustres artistes. Né à Bergonovo (Grisons) le 10 octobre 1901, il étudie à l’École des Beaux-Arts de Genève, avant de s’installer à Paris en 1922. Son maître à penser est antoine Bourdelle, dont il fréquente quotidiennement l’atelier.

Il découvre le cubisme, l’art africain et la statuaire grecque, et s’en inspire dans ses premières oeuvres. Ses sculptures sont en plâtre, parfois peintes secondairement, ou coulées en bronze, technique qu’il pratiquera jusqu’à la fin de sa vie.

Il se rapproche des surréalistes, mais il quittera le mouvement, déçu et fâché contre certains de ses membres.

A la déclaration de la seconde guerre mondiale, il quitte Paris pour Genève, où il ne dispose d’aucun atelier. C’est la période de ces miniatures, dont on dit que toute son oeuvre de l’époque pourrait tenir dans une boîte d’allumettes A la libération, il retourne à Paris et y retrouve son atelier. Ses sculptures, sorties de leur boîte, croissent naturellement. A la recherche de la “vraie réalité“, il dépouille ses personnages, les réduit à l’essentiel, les rend filiformes. C’est cette période qui le rend définitivement célèbre et que nous connaissons le mieux. Alberto s’éteint à Coire, le 11 janvier 1966.

Diego est né le 15 novembre 1902. Il devient lui aussi artiste dans les arts appliqués et le design. “Il s’est toujours identifié - avec discrétion, mais non sans fierté - comme le véritable alter ego d’Alberto. Il aura fallu la disparition de son frère, plus de soixante ans après sa naissance, pour qu’il se consacre totalement, pendant deux décennies, à une oeuvre hautement personnelle à laquelle il ne voulait attacher trop d’importance, tout en étant pleinement conscient de son originalité. Dans le domaine des arts décoratifs, son corpus de créations, limité certe, mais intemporel, est en effet applaudi aujourd’hui parmi les plus heureux du XXe siècle.“

Si Alberto entretien un rapport exclusif et déroutant avec la figure humaine, Diego affectionne tout particulièrement les animaux. Il a un humour basé sur une connaissance pertinente de la nature. On peut voir, réunis le plus amicalement du monde, un crapaud, une souris, un pigeon et un lézard, chaqun étant pourtant le déjeuner de l’autre. Cela s’accompagne d’un regard paisible et serein. Par exemple lorsque le loup et le cerf se côtoient au sein de la même scène. Le merveilleux et poétique petit monde animal de Diego tranche avec le caractère sculptural de ses constructions aux lignes droites et simples. A contrecourant de toutes les époques, il va inventer le mobilier métallique. Il meurt à Paris le 15 juillet 1985.

UNE EXPOSITION RARE...

Le Salon du Livre ’09 a offert à ses visiteurs un beau cadeau, une exposition de trois artistes suisses: les trois Giacometti, le père et ses deux fils réunis, exposition rare, encore plus rétrospectivement que présentement.

Les Suisses surtout devraient connaitre Alberto Giacometti, dont la photo figure sur les billets de banque de cent francs au recto

ainsi

qu’un de

ses oeuvres

au verso,

l’homme

qui marche.

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