AU CAMBODGE - les mines antipersonnelles 2
AU CAMBODGE - les mines antipersonnelles 2
Genève
internationale
Dans les ateliers des VI, des “Vétérans Internationaux“
Dans les ateliers bien équipés des VI à Kien Khleang à Phnom Penh on fabrique toutes sortes de prothèses surtout pour les victimes de guerre et après-guerre. Il y a trois ateliers au Cambodge.
A travers l’Asie du sud-est, la fabrication de ces prothèses se fait de la mème manière et avec les mêmes com-posants, ce qui est un atout pour les patients ayant besoin d’un ajustement ou d’une réparation d’une prothèse.
En attandant les prothèses dans le couloir de l’hôpital militaire de Phnom Penh. Espace de vie, un grand lit double. Le séjour est gratuit, mais ce
sont les membres de la famille qui doivent emmener à manger.
Quand je suis arrivé à Kien Khleang au centre de réhabilitation, la directrice, une française mariée avec un Khmer, m’a fait visiter le complexe entier. N’ayant pas la mentalité d’un paparazzo, j’ai demandé à deux reprises, si j’avais vraiment l’autorisation de faire des photos.
“Faites tant de photos que vous voulez”, m’a-t-elle repondu, “mais ensuite montrez les à tout-le-monde. Diffuser les photos de ces horreurs est la meilleure prévention pour lutter contre des futures guerres absurdes et inutiles à base d’idéologies stupides et égoïstes.”
Le plus touchant pour moi c’étaient les enfants qui apprenaient à marcher avec leurs nouvelles jambes et pieds artificielles. Une petite fille a trébuché et elle est tombée. Elle se relevait péniblement, me regardait avec ses grands yeux noirs et me faisait un grand sourire qui venait du coeur. “Ne t’inquiète pas”, voulais ça dire, “je vais bien y arriver.”
Visiblement les cambodgiens ont une force psychique qui dépasse la mienne. Est-ce-que ça vient de 30 ans de guerre et de misère ou est-ce-que c’est la philosophie du boudhisme ? Ou les deux cumulées ?
Tant qu’on n’a pas de prothèses, on se déplace en chaise roulante.
Un sourire qui venait du coeur...
“C’est le destin, on ne peut pas aller en arrière, on ne peut plus rien changer, il faut s’habituer à vivre avec son handicap”, me disait l’ouvrier dans sa chaise roulante, fataliste et un peu philosophe.
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