Alfred-Louis Vincent. 1850-1906.

Médecin genevois devenu conseiller d’Etat.

Le docteur Vincent enseigna l’hygiène à l’Ecole supérieure de jeunes filles au Collège, puis à l’Université. Alfred Vincent fut un bienfaiteur du sanatorium populaire genevois de Clairmont sur Sierre.

Député au Grand Conseil de 1880 à 1897. Elu conseiller d’Etat en 1897, il mourut en 1906 pendant l’exercice de cette charge.

Sophie Dostoïevski. 1868.

Sophie Dostoïevski est la fille du célèbre écrivain russe Fiodor Mikhaïlovitch Dostoïevski (1821-1881), auteur des Frères Karamazov, et d’Anna Grigorievna Dostoïevski (1846-1918). Peu avant la naissance de leurs fille, les époux quittèrent la Russie et séjournèrent dans plusieurs villes européennes. La fille de l’écrivain russe, âgée de trois mois à peine, mourut au domicile de ses parents à Genève, rue Guillaume Tell 1. On organisa une cérémonie au 26 mai 1868, fixée selon le calendrier grégorien, dans le cimetière de Plainpalais.

Peu après l’enterrement, une croix de bois à trois traverses, symbole du patriarcat de Moscou, était dressée sur la tombe. Cette décoration fut détruite quelques années plus tard, “en raison du non-paiement de la redevance».

Stephan Elmas. 1862-1937.

Stephan Elmas, pianiste atteint de surdité, dut délaisser le concert et composa alors de nombreux concertos, ballades, barcarolles, nocturnes, préludes et sonates. Au cours de sa jeunesse il connut Franz Liszt et entretint toute sa vie un culte du virtuose hongrois. En hommage à sa patrie d’origine, il a laissé un hymne à l’Arménie qu’il intitula Martyre. Stephan Elmas partagea les dernières années de sa vie avec Aimée Rapin, une artiste née sans bras qui tenait son pinceau avec un pied et peignit quelque mille portraits, paysages et natures mortes. Elle fut l’élève de Barthélemy Menn, le chef de l’Ecole genevoise de peinture.

Fréderic Verdier. 1853-1932.

Fréderic Verdier fut avocat et maire de Plainpalais entre 1902 et 1911. Il présida le conseil d’administration de La Genevoise, compagnie d’assurance sur la vie.

Emile Jaques Dalcroze. 1865-1950.

Compositeur, pédagogue et chansonnier. Créateur de la méthode de Rhythmique qui porte son nom. Enseignant au Conservatoire de Genève. A créé en 1915 l’Institut Jaques-Dalcroze à Genève, Centre International de la méthode Jaques-Dalcroze.


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Louis Courthion (1858-1922).

Homme de lettres. Ecrivain et journaliste. Originaire de Bagnes dans le Valais, cet homme de lettres rédigea plusieurs ouvrages , dans lesquels il évoqua son canton. Etabli à Genève dès 1898, Louis Courthion adhéra à la loge Fidelité et prudence.

Cette colonne brisée est dédiée à Aimée Mast, 22 ans (1858-1881) et à Marguerite Mast (1867-1941), les enfants de Jean-Marc Mast, fabricant de bijouterie et de joaillerie à Genève.

Alfred Bertrand. 1856-1924.

Alfred Bertrand était explorateur et parcourut l’Afrique et l’Asie. En collaboration avec son épouse il rédigea de nombreux livres sur l’Afrique et l’Asie. La femme du voyageur légua à ses concitoyens une vaste propriété familiale dans le quartier de Florissant. L’espace vert en question est appelé aujourd’hui “Parc Bertrand“.

Louis Ansermier. 1869-1954.

Louis Ansermier, capitaine aérostier, fut vainqueur de la Coupe Gordon-Bennett en 1921. Le 13 septembre 1921, au départ de Bruxelles, le ballon dénommé “Zurich“ se dirigea vers l’Irlande, parcourut 765 kilomètres et atterrit sur l’île de Lambay, au large de Dublin. Le vol, d’une durée de 27 heures et 23 minutes avait culminé à une altitude de 3600 mètres.

Charles Giron. 1850-1914.

Charles Giron était peintre et sculpteur. Il fit ses études de beaux-arts à Paris et se consacra presque exclusivement à la figure. Il fut un des maîtres de l’école française moderne. Il s’installa en Suisse dès 1896 ou il s’adonna surtout à l’étude de la montagne. Des tableaux de Charles Giron se trouvent dans les musées à Genève, à Berne, à Lausanne et à Vevey et il y a un grand panneau dans la salle du Conseil national à Berne, Le Berceau des libertés helvétiques.

Gustave François Montchal. 1882 - 1946.

Charles Gustave François Montchal fut secrétaire général de la Mairie de Plainpalais et directeur du Service social de la Ville de Genève. Il assuma encore la présidence de l’Association genevoise pour la navigation fluviale.

Jules Monard. 1873-1927.

Jules Monard, domicilié à Chêne-Bougeries, exerça comme son père la profession d’horloger. Le jeune Monard avait accompli un apprentissage complet à l’Ecole horlogère de Genève. Ensuite, en 1898, il part pour Bruxelles pour donner cours à un goût prononcé pour les arts. Elève de l’Académie royale des Beaux-Arts de Belgique, il obtint des prix de composition décorative. En 1903 il s’établit au bout du lac Léman en tant que peintre-décorateur et il exécuta des travaux d’intérieurs de bâtiments. Des oeuvres de Monard se trouvent par exemple à Genève à l’Ecole de Châtelaine et dans l’église russe (vitrail), ou encore à Lausanne, à l’Hôtel de la Paix. Il donna des cours aux étudiants de l’Ecole des Beaux-Arts dès 1920. Il présida le Cercle des arts et des lettres de 1926 à sa mort.

Carl-Albert Angst. 1875-1965.

Carl-Albert Angst fut sculpteur et c’est lui-même qui a réalisé son monument funéraire - jeune femme accroupie - sous lequel il repose avec son épouse. Il enseigna à l’Ecole des arts et métiers à Genève. Se consacrant à la sculpture, il exécuta plusieurs commandes en Suisse. Une oeuvre La justice, se trouve sur le fronton du Tribunal fédéral à Lausanne. Il est l’auteur d’une figure de bronze Eva, qui est installée dans la Bibliothèque nationale à Berne. Il a créé le monument funéraire d’Adrien Lachenal au Cimetière des Rois. Une sculpture nommée Mélancolie se trouve au parc de la Grange à Genève.

René Gouzy. 1877-1952.

René Gouzy était écrivain, journaliste et un grand voyageur. Il était membre d’honneur du Cercle des anciens Africains. L’association précitée regroupe des citoyens suisses et étrangers qui ont passé une partie de leur vie entre la côte sud de la Méditerranée et Le Cap.

Ludwig Quidde. 1858-1941.

Ludwig Quidde était un homme politique sous l’Empire et la République de Weimar. Il était historien et un publiciste pacifique, homme politique libéral. Il critiqua sévèrement l’empéreur d’Allemagne Guillaume II et reçut en 1927 le Prix Nobel de la paix pour ses activités en faveur du mouvement pacifiste. Ludwig Quidde meurt en exil à Genève à l’âge de 83 ans.

Antoine Velleman von Simunich. 1875-1962.

Fondateur de l’Ecole d’interprètes. Antoine Velleman von Simunich était enseignant et devint interprète pour l’Assemblée de la Société des Nations. Il développa l’Ecole d’interprètes qui fut adjoint à la Faculté des lettres de l’Université.

La famille Braillard est enterrée dans cette tombe.

Maurice Braillard. 1879-1965.

Maurice Braillard était architecte. Elu conseiller d’Etat, il fut responsable du Département des travaux publics.

Il dut sa réputation internationale moins à l’audace de ses conceptions architecturales proprement dites qu’à sa recherche d’un contenu social et économique de l’architecture.

Parmi les oeuvres de Braillard citons: la villa La Feuillée (1919-1920), propriété du baron de Graffenried à Sézenove; la Maison ronde (1928 -1930), comprenant des immeubles locatifs disposés en hémicycle, rue Charles-Giron nos 11-19; le téléphérique du Salève, station de départ et d’arrivée, avec hôtel et restaurant (1931-1932); les bâtiments locatifs du Square Château-Banquet (1953-1957).

Textes réalisés sur la base du livre Une visite du cimetière de Plainpalais de Patrice Rossel, Ed. Les Iles futures, 1994.

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Lydia Welti-Escher. 1858-1891.

Lydia Welti-Escher est une donatrice de la Fondation Gottfried Keller. Elle était la fille d’Alfred Escher, le constructeur de la ligne du chemin de fer du Gothard.

Lydia Welti-Escher légua toute sa fortune à la Confédération sous le nom de Fondation fédérale Gottfried Keller, en stipulant que les revenus seraient employés en temps de paix à l’acquisition d’oeuvres d’art de valeur et en temps de guerre à soigner des soldats blessés et malades.

Lydia Welti-Escher

Alfred Escher

avec sa fille Lydia

Portrait à gauche: peinture de Karl-Stauffer, Bern. Kunsthaus Zürich. Wikimedia commons. Photo à droite: source SF DRS. Wikimedia commons.

Louis Guillaume Erath. 1851-1902.

Ce monument a été élevé en hommage à Louis Guillaume Erath, entrepreneur de transports funèbres et fabricant de cercueils. Il appartenait depuis 1880 au cercle des Vieux-Grenadiers et remplissait la fonction de secrétaire. Son épouse, Sophie Louise Erath, gît sous le même monument que son mari.

Alexandre Gavard. 1845-1898.

Pierre-Alexandre Gavard débuta sa carrière dans l’enseignement. Régent à Carouge, maître au Collège, puis à l’Ecole industrielle et commerciale de Genève, Gavard fut nommé au poste de secrétaire général du Département de l’Instruction publique. Entre 1892 et 1894, l’ancien régent devint titulaire d’une chaire d’histoire nationale à l’Académie de Neuchâtel. Il s’engagea dans la politique dans le parti radical. Il fut conseiller d’Etat de 1877 à 1889 puis entre 1896 et 1898, et s’occupa principalement des questions relatives à l’Instruction publique.

Marc Lamunière. 1866-1904.

Marc Lamunière exerçait la profession de joaillier-sertisseur, mais il a surtout laissé le souvenir de son engagement pour la compagnie des sapeurs-pompiers, dont il était devenu lieutenant du bataillon de la Ville, puis capitaine de la quatrième compagnie, dite de sauvetage. (C’est le tombeau de la famille Lamunière).


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