Genève
internationale
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Au 3e millénaire av. J.-C. les peintures égyptiennes attestent déjà de l’importance de la vigne.
Chambre funéraire d’un inconnu à Thèbes, réalisé en 1500 av. J.-C. par un peintre inconnu.
Scène de vendanges. Mosaïque-Santa-Constanza. Artiste inconnu.
Dionysos parle à Hermes.
Amphore. 1520 av. J.-C.
Il y a partout sur ces anciens oeuvres d’art le vin qui apparaît, sous forme de grappes ou de récipients pour le vin (verres, amphores, vases)
Médaillon d’une coupe attique. Apollon et Artémis. Vers 470 av. J.-C.
Scène de vendanges vers 1500.
Photo RMN - Jean-Gilles Berizzi - Paris, musée national du Moyen Âge - Thermes de Cluny
Repas de paysans. Peinture à l’huile de Louis le Nain. Musée du Louvre.
Le dessert de gaufrettes. Lubin Baugin, milieu du 17e siècle.
L’entremetteuse. Johannes Vermeer, 1656.
Dionysios, Grèce. Photographe Heiko Gorski.
LE CLAIRET
A partir du XIIe siècle, la région bordelaise et dans une moindre mesure les autres régions de production établissent avec l’Angleterre et les pays nordiques un fructueux commerce de claret: les domaines importants de l’archevêché de Bordeaux produisaient à cette époque 87% de clairet pour 13% de vin rouge (vinum rubeum), et une part tout à fait négligeable de vin blanc. Ces proportions étaient la règle, non seulement dans le bordelais, mais également dans les autres régions viticoles françaises.
AU XVe SIÈCLE EN BELGIQUE LA CONSOMMATION DE CLAIRET ÉTAIT DE 76 LITRES PAR HABITANT
La demande de clairet est encore en hausse au XVIe siècle, et à cette époque c’est toujours le vin préféré des anglais, mais il est également très apprécié dans l’Europe du Nord, où l’acheminent les marchands flamands et hollandais qui introduisent à cette époque la pratique du sulfitage. Il faut remarquer qu’à la même époque, les peintres hollandais n’ont représenté dans les carafes et les verres, que du vin clair. Les statistiques douanières du port de Bruges révèlent que la consommation de clairet est, en Belgique, au XVe siècle et XVIe siècle, de 76 litres par habitant. A Paris, un inventaire de 169 caves de financiers réalisé dans la première moitié du XVII siècle, fait état d’une proportion de 80% de clairet.
Les écrits de médecins renseignent sur la perception que l’on avait des clairets: on appréciait leur vivacité, leur fraîcheur, on les considérait comme des vins «sains», «nourissant peu le corps» et destinés aux consommateurs urbains et plutôt aristocrates.
A cette époque, le clairet est fait par saignée, mais comprend aussi parfois un mélange de raisins blancs et de raisins noirs, puisque l’on considérait alos que complanter des cépages rouges et blancs pouvait à juste titre protéger la récolte des gelées.
C’est en 1682 dans le vignoble d’Argenteuil que l’on note pour la première fois parmi toutes les dénominations désignant les vins clairs, l’apparition du terme vin rosé.
Nature morte au poisson.
Cornelis Norbertus Gysbrechts, 1637.
Nature morte avec channe de porcelaine.
Jean-Baptise Siméon Chardin, 1763.
Amphore. Artiste inconnu. Italie. 5 ans après J.-C.
Amphore en terre cuite. Artiste inconnu. 950 - 900 av. J.-C.
Jarre attique. Artiste inconnu. 740 av. J.-C.
Olpè proto-corinthienne. 640-630 av. J.-C.
Héraclès et Athéna. Peintre d’Andokidès. 1520 av. J.-C.
Amphore. Ulysse et ses compagons perçant l’oeil du cyclope Polyphème. Vers 650 av. J.-C.
Chrysès offre à Agamemnon un rançon pour sa fille Chryséis. Vers 360-350 av. J.C.
Pour illustrer l’histoire du vin nous avons choisi des photos d’oeuvres d’art.
On voit sur toutes les photos l’importance que le vin a pris à chaque époque. Le vin a inspiré les artistes de tous les temps, d’avant Jésus Christ jusqu’à aujourd’hui. Sur les oeuvres d’art figurent les récoltes et les récipients pour garder le vin tels qu’amphores, vases, verres et tonneaux. On parle du vin dans la bible déjà; Jésus Christ a transformé l’eau en vin. Le vin qui rend heureux. Est-ce-que c’est l’effet aphrodisiaque, représenté probablement par les satyres qui figurent sur les amphores grècques, qui inspire tellement les êtres humains ?
«L'homme doit au vin d'être le seul animal à boire sans soif.»
(Pline l'Ancien)
«Il y a plus de philosophie
dans une bouteille de vin
que dans tous les livres.»
(Louis Pasteur)
«Trois sortes de gens disent
la vérité: les sots, les enfants et
les ivrognes.»
(Proverbe allemand)
«Le Christ n'a pas changé le vin en eau, mais l'eau en vin.»
(Proverbe français)
«Ce sont les tonneaux vides
qui font le plus de bruit.»
(Proverbe français)
«Une barrique de vin peut faire plus de miracles
qu’une église remplie de saints.»
(Proverbe italien)
«Si le vin manque, il manque tout.»
(Proverbe latin)
«Dionysos et Aphrodite se tiennent et vont ensemble»
(Proverbe grec, 400 av. J.-C.)
«Bon vin, bon éperon.»
(Antoine Udin, 1640)
«Bon vin et femme jolie sont
deux agréables poisons.»
(Proverbe oriental)
«Au bistrot, quand on boit de l'eau, le patron voit rouge.»
(Affiche de bistrot)
«Il y a plus de vieux ivrognes
que de vieux médecins»
(Inconnu)
Il y a un proverbe français qui dit: Le vin de Bourgogne fait beaucoup de bien aux femmes, surtout quand ce sont les hommes qui le boivent»
On voit que le vin est quelque chose de très important qui fait partie de notre vie de tous les jours. Le vin qu’on consomme quotidiennement, à toutes les occasions, le vin pour célébrer un évènement, évènement quelconque, heureux ou triste. Le vin fait partie de la vie quotidienne, à l’antiquité comme aujourd’hui encore. Alors merci aux vignerons qui produisent ce magnifique breuvetage qui nous embellit notre existence quotidienne et nous rend heureux...
LE VIN REND HEUREUX...
LE VIN ROSÉ...
PREMIER VIN DE L’HISTOIRE
L’histoire de la vigne se confond avec celle du bassin méditerranéen. Il y a plus d’un million d’années, la vigne y poussait déjà sous forme de lambrusques, lianes sauvages, qui n’ont qu’une très lointaine ressemblance avec nos cépages d’aujourd’hui.
Bien que l’on trouve des traces de culture de la vigne datant de fort longtemps (6e millénaire av. J.-C. en Mésopotamie et Espagne par exemple), c’est dans la haute antiquité (3e millénaire av. J.-C. environ) que naissent en Mésopotamie les premières techniques de vinification et surtout la Culture du vin.
Les peintures égyptiennes attestent déjà de l’importance de la vigne à cette époque. Mais c’est la civilisation grecque qui apporte le meilleur éclairage sur les pratiques de l’antiquité. L’usage grec voulait que l’on utilise toute une série de vases dont les formes variées correspondaient à l’habitude de mélanger le vin et l’eau: ces récipients étaient décorés de peintures qui mettaient le plus souvent en scène des satyres chargés de l’élaboration du vin mais aussi d’une part de sa consommation, et parfois Dionysos lui-même.
LE VIN DE L’ÉPOQUE ÉTAIT DE COULEUR CLAIRE...
L’étude des représentations les plus anciennes montre que le vin élaboré alors ne pouvait qu’être de couleur claire puisque le raisin qui est apporté sur le lieu de vinification est soit foulé, soit pressé directement, le vinificateur recueille immédiatement le jus a vin pour le faire fermenter en clair. Sans cuvaison, il était de fait impossible d’obtenir une couleur rouge soutenue. Ainsi nombre de représentations anciennes (vases, mosaqïques, bas-reliefs,...) montrent à l’évidence la pratique courante de la vinification en rosé, que ce soit en Egypte, en Grèce ou à Rome.
Tout au long de l’antiquité, à la faveur du commerce et parfois des invasions, la connaissance du vin va se répandre sur tout le pourtour du bassin méditerranéen. Ainsi, lorsque 600 ans av. J-C., les phocéens débarquent sur la côte Provençale, fondent Marseille et essaiment peu à peu dans la région, ils apportent en même temps dans les cales de leurs navires, leur culture du vin et leurs vins de couleur claire.
L’extension de l’empire romain va entraîner celle de la culture du vin et dans les pas des légions romaines, au début de l’ère chrétienne, la vigne se répand en Espagne et en Gaule, jusqu’en des régions très septentrionales.
LA VINIFICATION SE FAISAIT ESSENTIELLEMENT À BASE DE RAISINS NOIRS...
Durant toute cette période, la vinification qui se faisait essentiellement à base de raisins noirs, reste exempte de macération, les vins étaient donc aussi, comme depuis la haute antiquité, de couleur claire. Le jus était en général recueilli après un simple foulage et la pressée était immédiate. Le pressoir était connu depuis longtemps déjà mais c’étaient de lourdes machines, fort onéreuses et peu de caves pouvaient en posséder. Les plus riches, mieux équipés, pouvaient presser à la demande pour les plus modestes, mais moyennant un paiement le plus souvent jugé trop onéreux.
VINUM CLARUM -
L’ÉGLISE PREND LA RELÈVE...
A la chute de l’Empire Romain, l’Eglise maintient dans ses diocèses la culture de la vigne et du vin et elle répand sa commercialisation.
Le vignoble s’étend alors régulièrement partout en Europe, aidé en cela par l’extension des ordres monastiques, friands de ce vin clair dénommé par eux vinum clarum, et qui deviendra plus simplement claret puis clairet. D’autres types de vins composaient cependant la palette de l’époque: le blanc, et le vermeil ou noir vinum rubeum, obtenu par une macération plus longue. A noter qu’il semble que, mis à part en Italie, les raisins aient été pendant des siècles, très majoritairement de couleur noire.
UN TOURNANT MAJEUR FIN XVIIe SIÈCLE
Pendant des siècles, le clairet a dominé largement la production et les échanges, mais, à la fin du XVIIe siècle, la demande populaire, surtout à Paris, s’oriente vers les vins plus fortement colorés, plus rudes, plus taniques, issus d’une macération plus longue que le clairet. Ces vins, qui existaient depuis plusieurs siècles mais dont la demande ne s’était pas exprimée jusqu’alors, sont désormais considérés comme «plus nourissants», propres aux travailleurs manuels auxquels ils sont censées donner de la force. Ils sont le plus souvent élaborés en basse Bourgogne, Béarn, Gaillac, Cahors ou Espagne. Au fil des décennies, ils seront appelés vins noirs ou vins vermeils, puis tout simplement vins rouges.
LE VIN ROUGE FAIT SON APPARITION
Au XVIIIe siècle, dans toutes les régions de production, la durée de cuvaison augmente donc peu à peu, et les moûts restent sur les marcs: la couleur du vin évolue du rosé vers le rouge, alors que s’amorcent en France les mouvements sociaux qui conduiront la bourgeoisie à supplanter l’artistocratie. Rien ne permet aujourd’hui d’établir un parallèle entre ces deux évolutions, mais la coïncidence est troublante.
En Angleterre également, la demande s’oriente vers les news french clarets qui sont bien loin des vins désignés auparavant sous le terme de «clarets», puisqu’ils sont beaucoup plus fortement colorés. Par la suite, l’Angleterre conservera cependant le terme de «claret» mais comme synonyme de «vins de Bordeaux», alors que le terme de rosés se généréalisera partout ailleurs en Europe.
LES VINS ROSÉS RÉDUITS À MOINS DE 10% DU MARCHÉ
Au XIXe siècle, l’ensemble des vins de couleur claire s’est effacé au profit du rouge. A l’aube du XXe siècle, les replantations consécutives à la crise du phylloxéra confirment la tendance: les cépages les plus utilisés sont ceux qui produisent des raisins particulièrement colorés.
A cette époque, après avoir pendant des siècles dominé à plus de 80% la production et la consommation, le clairet et l’ensemble des vins que l’on range désormais sous le vocable «vins rosés», sont réduits à moins de 10% du marché. Le changement s’est opéré en un siècle, et même si la majorité des vignobles en produisent un peu, la production véritable se cantonne désormais à quelques régions de France et d’Espagne.
En 1936, sur le territoire français, la migration touristique annuelle vers le sud, provoquée par l’accès aux congés payés d’une part de la population va redonner quelques couleurs au marché du rosé, mais il faudra attendre le début du XXIe siècle pour que, après une profonde mutation qualitative, le rosé retrouve le chemin des goûts et des tendances de la con- sommation.
(Extraits de textes Wikipedia)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_vigne_et_du_vin
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